Apprendre avec ma fille

Apprendre avec ma fille - Normand Martel

Un jour, j’ai amené ma fille au musée. En fait, je devrais peut-être dire que c’est plutôt ma fille qui m’a emmené au musée ! C’est pour vous dire qu’auparavant, les visites de musée ne m’ont jamais intéressé. Je voyage beaucoup en Europe, mais principalement pour le travail. Et quand je séjourne à Paris, je ne vais pas au Louvre pour contempler les collections d’œuvres d’art. J’y vais plutôt pour contempler le palais, en tant que tel, le Louvre étant à la fois musée et palais. Mais dernièrement, alors que je pensais juste accompagner ma fille au Musée national des beaux-arts de Québec, j’ai été littéralement envoûté.

C’est toujours mieux d’y aller en groupe

J’ai opté pour la visite en groupe. C’est plus pratique que la visite individuelle. En effet, un guide-animateur vous donne toutes les informations relatives aux différentes collections du musée, et en même temps, cela me permet d’éviter d’être assailli de questions par ma fille ! Pendant que nous sillonnions les couloirs du musée, une ambiance se crée assez naturellement entre la vingtaine de visiteurs. Le groupe est comparable à un avion, ou un train. Les voyageurs ne se connaissent pas tous, mais ils partagent le même moyen de transport pendant une ou deux heures, parfois plus. En l’occurrence, les visites commentées au Musée national des beaux-arts de Québec dure une heure et demie.

On est émerveillé, tant par les œuvres d’art, que par le musée lui-même

Il avait fallu évidemment réserver à l’avance, et choisir la collection qu’on souhaite visiter en groupe. Ma fille m’a demandé si la découverte de l’imposante collection d’art inuit m’intéressait. Mais l’esprit plongé dans le dossier d'un conseiller financier Montréal que mon supérieur m’avait confiée, je répondais de manière nonchalante : « Je ne sais pas grand-chose sur les Esquimau, mais pourquoi pas ? » Cela dit, le jour de la visite, nous étions tous les deux émerveillés par les nombreuses sculptures inuits. La plupart représentent évidemment des ours polaires, des phoques, des aigles, et bien d’autres animaux vivant en Antarctique. D’autres œuvres représentent des shamans, des personnages de la mythologie, etc. Deux mois se sont écoulés depuis ce jour-là. Et ma fille de quatorze ans, après avoir lu un livre sur les Inuits, se targue d’être une spécialiste de cette culture nordique. Je suis certain que lors de mon prochain séjour en France, je ne verrai plus le palais du Louvre de la même façon. Si mon agenda n’est pas chargé, je ferai peut-être un saut à Bordeaux, à la découverte de ses châteaux viticoles légendaires comme Margaux, Lafitte Rothschild…