Le début des travaux

Le début des travaux - Normand Martel

Pour que ma famille soit bien au chaud pendant l’hiver prochain, j’avais décidé de refaire l’isolation de la maison. Je devais commencer par le toit. Après avoir tout débarrassé, je posais des rails de fer que je fixais à l’aide de vis solides, faites spécialement pour ce genre de travaux. J’avais calculé le poids que l’isolation ajouterait à ma charpente, mais celle-ci étant solide, le poids que représentait l’ajout de plaques isolantes ne serait pas un problème. J’avais commandé des plaques de laine, un matériau écologique et qui permettrait à ma demeure de ne plus perdre autant de chaleur. J’avais enlevé les anciens panneaux en polystyrène. Je pris soin de ne pas créer de ponts thermiques entre mon plancher et ma toiture. J’avais été sensibilisé à ce sujet par mon beau-père. Il avait eu une partie de sa toiture à refaire et il en avait profité pour l’isoler plus efficacement. Pendant ces travaux, il avait eu une discussion très intéressante avec l’artisan qu’il avait embauché.

Le professionnel avait expliqué en détail le choix des matériaux et le type de pose qu’il avait effectués. Les détails, qu’il avait abordés pendant cette longue discussion, étaient restés gravés dans l’excellente mémoire de mon beau-père. Il m’avait tout ressorti, en prenant bien garde d’être explicite. Ses conseils me donnèrent une première façon d’aborder mon isolation. J’avais aussi parcouru des livres et regardé des sites spécialisés. En une année, je m’étais assez documenté pour commencer à isoler moi-même ma toiture par l’intérieur. Je commandais tout le matériel qui me serait utile, et je me lançais, en mai. Les beaux jours commençaient à arriver, ce qui me laissait du temps avant le retour de la saison froide.

Cette isolation n’était que le début des travaux que je devais absolument mettre en œuvre. Suite à l’envoi d’un courrier rapide, j’avais reçu un ouvrage qui détaillait tout le gros œuvre que je devais faire dans ma maison, de la pose des fenêtres à double vitrage, au type d’enduit que je pouvais poser en extérieur. Je passais mes soirées et tous mes moments de libres soit à lire mon livre, soit à travailler sur une partie de la demeure qui était en réfection. Pas à pas, j’avançais et, quand les feuilles commencèrent à se colorer, car l’automne arrivait, j’avais terminé. Nous avons profité, à partir de ce moment, d’une bonne répartition de la chaleur dans notre maison.