Un revenant...

Un revenant...  - Normand Martel

Pour réaliser une terrasse autour de ma maison, je devais tout d’abord regarder l’ensoleillement qui prévalait pendant les jours d’été. Après avoir pris quelques repères, je fis des plans pour avoir une première idée de la surface de cet ajout autour de la demeure. L’intérêt d’avoir cette surface se situait aussi dans la stabilité qu’elle apporterait au terrain. La boue était un frein, à la fin de l’hiver et en automne, à nos sorties dans le jardin, alors que, parfois, de belles journées étaient encore présentes. J’avais donc décidé, d’un commun accord avec mon épouse, de couler une chape de béton et de la revêtir soit d’une couche de béton avec des pigments qui le coloraient, soit d’un carrelage fait pour l’extérieur. Ce fut cette seconde solution pour laquelle nous avons opté. Je voulais regarder en détail toutes les étapes nécessaires à la création de cette terrasse.

Un après-midi, j’étais seul dans ma maison, car ma femme était allée en ville pour son traitement de la couperose, je reçus un appel d’un ami qui était de passage dans notre coin. J’avais été amusé d’avoir de ses nouvelles, car il avait disparu cinq ans auparavant, et même ses amis les plus proches n’avaient plus entendu parler de lui. Je préparais un plateau avec des tasses pour que nous buvions une boisson chaude et quelques petits gâteaux, des biscuits préparés par ma femme. J’entendis qu’une personne sonnait à la porte. Les aiguilles de ma montre me montraient que cela ne pouvait pas être ma femme. Seul Jean-Louis avait pu arriver. J’ouvris la porte de mon entrée, et je fus surpris de voir une jeune femme monter les marches de mon escalier extérieur.

Cette inconnue arriva bientôt et je la saluais, non sans lui demander la raison de sa venue. Elle venait se présenter, car elle avait emménagé récemment dans ma rue. Elle repartit et croisa, au niveau du portail, Jean-Louis, mon ami. Une discussion, que je n’entendais pas d’où j’étais, suivit cette rencontre. Jean-Louis vint me rejoindre. Nous étions si contents de nous revoir, que j’omis de lui parler de la femme qu’il avait rencontrée. Juste avant de partir, ce fut lui qui aborda le sujet. Je venais de faire la connaissance de sa cousine, Audrey. Tout comme moi, elle avait été sans nouvelles de lui, et il allait la voir, en sortant de chez moi.