Une résidence de rêve !

Une résidence de rêve ! - Normand Martel

J’ai été convié dans une maison assez extraordinaire, dernièrement. Ce sont des amis de ma conjointe, qu’elle connaît depuis qu’elle a douze ans, qui se sont installés dans une demeure extraordinaire. Construite par des architectes, elle se fond dans le décor naturel des alentours. Ma conjointe, Samia, et son amie, Naomi, sont très proches, même physiquement. Je les ai prises pour des sœurs quand je les ai rencontrées. Elles ont habité en colocation, pendant leurs études, et Naomi a retrouvé un ami d’enfance, Grégoire, quand elle avait vingt-deux ans. Ils se sont mariés et ils sont eus trois enfants en moins de cinq ans. Comme leur vie a beaucoup évolué, nous ne les avons plus vus aussi souvent que lorsqu’ils n’étaient pas encore parents. Leur déménagement les avait amenés dans une ville plus proche de la nôtre. C’était un vrai bonheur de savoir que nous partagerions de nouveaux moments avec eux.

Les volumes de la demeure m’ont étonné. Pourtant, j’ai déjà été invité dans de très beaux bâtiments. Le mélange du bois et de la pierre est splendide, absolument pas moderne. C’est une longue maison en pierre coupée par une gigantesque verrière et surmontée d’une tourelle en bois. La tourelle est assez grande pour renfermer deux étages, occupés par de grandes chambres. La vue de ces chambres est épatante. Nous y dormions et le paysage matinal était visible d’en haut. Surplomber le jardin, être au même niveau que les arbres me procurait un grand sentiment de liberté, comme si je volais. Samia a profité de notre séjour pour se baigner dans leur piscine tous les jours. Depuis qu’elle a eu un excellent traitement pour des pores dilatés, elle a repris la natation.

Le jardin, si grand que je ne pouvais pas en faire le tour en moins d’une heure et demie, est arboré. Peu de fleurs sont présentes, mais les volumes des arbustes suffisent à offrir une belle diversité de feuillages. Par contre, je n’apprécierais pas d’être si proche d’une route. Bien sûr, c’est plus facile pour nos amis pour parvenir au lieu où ils travaillent, mais le bruit des automobiles gâche un peu la beauté du paysage. C’est tout ce que j’ai à dire de négatif, évidemment, et je sais que cet inconvénient pèse à nos amis. Ils ont vu une demeure en vente, dans la ville où j’habite. Bien sûr, je les ai poussés à venir visiter cet autre logement. Ce serait tellement formidable qu’ils soient encore plus près de chez nous.